![]() Extrait de Pensées Noires 2 : L'éternité pour moi.Voici un autre extrait de mon second livre en lecture chez Chloé des Lys... Cet extrait se situe pratiquement en début de manuscrit. Il s’interrompit devant le regard noir que lui lançait Pierre, inutile d’affoler le jeune plus qu’il ne l’était déjà. Une fois son descendeur accroché, François s’élança. Rapidement, la roche humide du plafond disparut, au profit d’une obscurité totale. Lentement, François descendit vers l’inconnu, n’ayant comme seul point de repère qu’une minuscule flamme, celle d’André, 30 mètres en contrebas. Il tournoyait sur lui-même, ne pouvant s’appuyer sur aucune paroi bien trop éloignée : existaient-elles encore ? François avait l’impression d’être ce héros dans le film Abyss, plongeant vers des profondeurs inconnues, vers un lieu aquatique inexploré, sauf qu’ici, il était dans le monde bien réel. Et cette descente qui n’en finissait pas, si au moins il pouvait s’arrêter de tourner. Il ferma les yeux, espérant oublier la peur qui lui déchirait les entrailles. Geste bien inutile, n’était-il pas déjà plongé dans le noir ! Quelle idée avait-il eu de vouloir se lancer dans une aventure pareille. Soudain, il entendit la voix d’André toute proche, rassurante. - Alors, la descente fut bonne ? - Un pur régal, répondit François, essayant de masquer son inquiétude. François ouvrit les yeux, il n’était plus qu’à quelques mètres d’André. La faible lueur orangée formait un cercle concentrique au milieu de nulle part. Le jeune homme avait l’impression de se trouver perdu au cœur d’un désert, la voûte céleste absente. Il toucha enfin le sol, heureux de ce contact pourtant froid et dur, comme quoi, les choses les plus simples prennent tout leur sens dans les moments difficiles. André, en homme d’expérience, discerna sans mal l’inquiétude chez le jeune homme. - Tu sais, la peur est une chose présente en chacun de nous. Seuls les fous et les inconscients n’éprouvent aucune crainte, et généralement, ils finissent mal. - Que veux-tu dire ? - Ce ne sont pas les plus téméraires qui finissent les plus vieux. François ne répondit pas, se contentant d’assimiler les paroles d’une sagesse évidente. Il observa autour de lui, ne voyant aucune paroi tant la salle était grande. - Te voici au centre d’un nouveau monde, plaisante André. Tu peux aller te balader un peu si tu veux, moi je reste là à attendre les autres. Mais surtout, ne t’éloigne pas et ne tombe pas dans un puits, ce serait con tout de même. Je crois qu’on est sur un gros coup mon ami. François acquiesça avant de commencer à explorer les lieux. Il entendit la voix d’André crier « Libre ! » derrière lui. Enfin, il allait découvrir pourquoi tant d’hommes avant lui s’étaient intéressés à la spéléologie. Seul au milieu de ce désert minéral, l’intemporalité comme unique compagne, l’apaisement le gagna. Les éléments l’amenèrent à se sentir à la fois unique et humble devant l’œuvre de la nature, oui, François comprenait. Il arriva enfin contre l’une des parois de cette construction naturelle. Devant lui se dressait une cascade de glace dont François ne put déterminer la hauteur, limitée par son éclairage qui manquait de puissance. La glace était magnifique, d’une beauté, d’une pureté sans précédent, éloignée de toute source de pollution. L’homme jusqu’à ce jour n’avait pas encore apposé son empreinte sur ce monde protégé. Aujourd’hui, par cette découverte, cela n’allait-il pas changer ? Des reflets bleus irisés parcouraient la surface de ce miroir naturel, se jouant de l’éclairage du jeune homme. François joua avec les reflets, bougea de droite à gauche, de droite à … Soudain, François recula ! Son cœur s’affola, il buta sur une petite stalagmite et chuta lourdement en arrière. Le choc brisa le silence du lieu, se répercutant de paroi en paroi. Une voix au loin se fit entendre. - François, ça va ? Il ne répondit pas, il ne pouvait pas. Le souffle court, il se releva et avança de nouveau doucement vers la paroi de glace. Des pas se firent entendre. André appela de nouveau : - François, François ? - Ve… viens, vite. Il ne pouvait détacher son regard de cette gangue de glace. La vision qu’il venait d’avoir resterait à jamais gravée dans sa mémoire. - Que se passe-t-il bon Dieu ? C’était André, accompagné de Malvina, apparemment furax. -Tu peux répondre quand je t’appelle ! André, bien malgré lui, sermonna le jeune homme. L’homme d’expérience connaissait toute la beauté offerte par les gouffres, mais aussi tous les risques d’une période d’inattention dans ces endroits propices à mille dangers. François se contenta de lever l’index, pointant la cascade de glace face à lui. Son visage blafard en disait plus long que la moindre des paroles. Alors, André se tourna à son tour. Son expression se figea dans une mimique de surprise. Malvina à ses côtés lâcha un petit cri, avant de porter sa main devant sa bouche. Bientôt, les trois spéléologues, rejoints par leurs deux autres compagnons, observèrent l’étrange spectacle dans un mutisme total. La grotte, après un instant mouvementé retrouva son calme séculaire, brisé seulement par les gouttes d’eau qui sans relâche continuaient à bâtir cette cathédrale minérale. Et tic, et tac, toujours ce petit bruit qui résonnait sans fin. Et tic, et tac, encore… Soudain, André s’approcha d’un peu plus près pour contempler l’étrange découverte : c’était à peine croyable. Un corps était pris dans les glaces de l’épaisse cascade, à jamais figé. Un corps… un humain… Dans la tête de tous, les questions fusaient : depuis combien de temps, qui, quand, comment ? - Un homme préhistorique, lâcha François qui le premier transgressa le silence établi ? - Non, répondit André. Pas avec ces habits. Tous se rapprochèrent. Effectivement, même si la glace était épaisse, la vision était claire. Le malheureux, prisonnier éternel de cette grotte portait des vêtements à la confection soignée. De l’étranger se dégageait une vague ressemblance avec un berger du début du siècle. Soudain, Malvina cria : - Regardez ! Elle pointa du doigt la main du pauvre bougre, à la limite de la lisière de glace. À son poignet, une montre, tournée vers eux, affichait 10h09. De couleur rose pâle, une rose dessinée au milieu, il s’agissait d’une montre à aiguilles, dont le design moderne l’écarte d’une fabrication datant du début du siècle. 10h09, était-ce l’heure de sa mort ? Malvina, poussée par une curiosité légitime s’approcha. Elle plissa les yeux pour essayer d’effacer ces maudits reflets qui parcouraient la surface glacée. - C’est… c’est…, la jeune femme n’arrivait pas à en croire ses yeux. Malgré la glace, elle était parvenue à déchiffrer les inscriptions sur la montre, tant la glace était translucide. - C’est une Swatch ! Les regards des protagonistes se croisèrent. Ils échangèrent des mines perplexes avant de décortiquer leur macabre découverte. Ils venaient de trouver dans une grotte non répertoriée, datant d’une époque révolue, un cadavre congelé d’un homme manifestement moderne portant à son poignet une Swatch. - Eh bien, si toutes « vos premières » sont comme ça, je suis partant, conclut sarcastique François.
Un extrait de l'Ombre du Secret...
Maurice dépasse la sortie « Domène ». Dans quelques minutes, il pénétrera en plein cœur de Grenoble. Il a hâte, cette affaire n’a que trop duré. Au bord de l’explosion, il ne se contrôle plus, il faut que toute cette histoire cesse. *** H23, curieux de tout, observe en passant le magasin de plantes où nombre d’espèces exotiques se côtoient. Le parking est bondé. C’est marrant tout de même, les gens viennent acheter une denrée que l’on trouve en si grande quantité dans les forêts alentours : des arbres, des arbustes, des fleurs, drôles de comportement tout de même, typiquement humains. Merde ! Au lieu d’aller tout droit, direction Domène, sur ce foutu pont, il vient de prendre la file de droite, se retrouvant involontairement sur l’autoroute qui mène à… Grenoble. Bordel ! *** Jacques observe sa cible. Ne pas la perdre… rester discret. Il s’engage sur l’autoroute, parfait. En cette heure, aucun risque qu’il ne se défile, ce n’est pas encore l’heure de pointe. Je te tiens par la barbichette… tu me tiens par la barbichette…le premier qui rigole aura une tapette, chante Jacques d’un air guilleret. *** H23 ne comprend pas, il ne sait plus où il est. Il faut qu’il fasse demi-tour, demi-tour ! Sa tête virevolte dans tous les sens, cherchant du regard son salut. Il déboule à toute vitesse sur la voie de gauche de l’autoroute A41, direction Grenoble. Un coup de klaxon perce l’habitacle de sa 206, merde… La voiture l’évite de justesse, le conducteur l’injuriant copieusement à travers la vitre fermée de sa BMW M5 climatisée. L’œil affolé, H23 cherche un panneau, une indication pour retourner à Domène. Il faut faire demi-tour, il freine… *** Merde, son bilan financier, il glisse du tableau de bord. Maurice se penche pour le ramasser tout en maugréant une insulte bien sentie. Il se relève… le con, qu’est-ce qu’il fout à frei… C’est le choc, brutal, avec une 206 bleue. La voiture est éjectée comme un fétu de paille vers la gauche. Une Mondéo frappe de plein fouet la 206 à l’arrière la propulsant dans une série de pirouettes à n’en plus finir. Maurice essaye de garder le contrôle, impossible… *** H23 n’a pas compris. Le choc violent, un camion… Il ne sait plus où il est, où il va. La route danse devant lui un tango infernal… Un second choc à l’arrière, plus dur, sa tête frappe la portière, il a mal, sa vue se voile… il sombre… *** Qu’est-ce qui se passe ? Bordel, qu’a-t-il fait encore cet imbécile, hurle Jacques dans l’habitacle de son break, écrasant la pédale de frein. Le camion, ainsi qu’un 4x4, se sont interposés entre lui et la 206, masquant totalement la vue, mais maintenant, face à tout ce bazar, il sait que le responsable est ce jeune gardien inconscient. Freine… merde freine… Les pneus crissent, pas d’ABS sur son vieux break, nom de Dieu ! *** Son camion se couche. Maurice ne sait plus ce qui se passe. Un bruit de tôle horrible, les éclats de verre, un coup violent sur l’épaule, un autre sur le thorax. Son hurlement est couvert par le métal qui couine sur l’asphalte. Des étincelles jaillissent, illuminant l’habitacle du véhicule. Peu à peu, le camion se stabilise, la cabine dirigée en sens contraire de l’autoroute. C’est là que Maurice, encore groggy, attaché par sa ceinture, voit d’un regard horrifié un 4x4 arriver, trop vite, bien trop vite, droit sur lui. Putain de banquier… Se sera sa dernière pensée. Avec une violence inouïe, malgré une ultime tentative de freinage, le véhicule s’encastre dans la cabine, mélange d’acier et de verre, d’os et de sang aussi. Soudain, des flammes s’élèvent du camion malmené, l’essence du véhicule se répand rapidement sur la chaussée, tout comme son contenu, dont la citerne de fuel est éventrée. Deux autres voitures s’encastrent dans cet amas métallique, formant une sculpture morbide aux contours mal définis. Une explosion, de son souffle meurtrier, parachève le carnage. Des flammes s’épandent sur le goudron, dessinant une arabesque de feu et de fumée noire, ultime touche ajoutée à cette toile de désolation. Bientôt, une longue file processionnaire s’amasse derrière le charnier de tôle et de chair. *** H23 ouvre un œil. L’autre, il ne peut plus. Il a un mal de crâne insoutenable. Il faut pourtant qu’il reste éveillé. Quelque chose est planté dans son ventre, un morceau de métal apparemment. Il y a du sang partout, de la fumée aussi, épaisse, âcre. Quelque chose brûle, mais quoi ? Peu à peu, il reprend pied avec l’espace, il a la tête à l’envers… non, en fait c’est la voiture qui est renversée, juchée sur le toit. Plus loin, un amas informe se consume, dégageant une fumée fournie et opaque. Cela ressemble vaguement à un camion… vaguement. Merde, qu’il a mal à la nuque… Des bruits de sirènes au loin. Des lumières bleues, gyrophares sans doute… Sa vue se brouille, la douleur s’évapore… Il ne faut pas plonger, il doit rester éveillé… La règle, foutue règle : Ne jamais se faire prendre ! De nouveau il sombre… * 4 juin 11h38 du matin * Vincent roule tranquillement sur l’A41 en direction de Chambéry. Le soleil de ce début juin est des plus agréables, à la fois chaud, réconfortant, mais pourtant loin encore des fournaises étouffantes du plein été, la cuvette grenobloise devenant un véritable sauna géant. La fine pluie d’hier soir a redonné des couleurs à une nature généreuse, les fleurs s’affrontent dans un ultime combat de teintes et de senteurs sans cesse renouvelé. L’herbe fraîchement coupée dans les champs voisins apporte son odorante contribution à ce tableau champêtre, Vincent apprécie tout particulièrement. Dommage qu’il soit planté comme un imbécile dans sa bagnole sur cette autoroute. Il aurait préféré et de loin arpenter les rues de Grenoble, d’une douceur de vivre incomparable en cette saison, où un quelconque alpage attenant à la cité des Alpes. Bah, il se rattrapera ce week-end, une bonne randonnée dans le Triève et la semaine éprouvante sera vite oubliée. La vision des monts vierges de constructions, encore sauvages dans leur apparence, lui donne un peu de baume au cœur. Pour le moment, le plan est simple : rejoindre sa nièce, tout en ne trahissant pas sa couverture, et mettre un peu le boxon dans ce nid de vipères, foi du « sanglier ». Le sanglier, ce surnom lui colle parfaitement à la peau. Aussi teigneux, fonceur, fouineur que l’animal dont l’image lui colle à la peau depuis tant d’années. Pour sûr, lorsqu’ils découvriront sa carte de visite à Sybycons, la tension montera d’un cran. C’est exactement ce que souhaite le commissaire, qui sait pertinemment qu’il n’a aucun mandat, même pas l’aval de ses chefs, et qu’il risque gros à s’attaquer à une entreprise qui reçoit le soutien des plus hautes instances territoriales. Mais, avec sa grosse truffe de sanglier, Vincent espère les pousser à la faute, les acculer dans leur dernier retranchement. Devant la pressi… Soudain, il freine… pur réflexe… Merde, quel est ce foutoir ? Vincent, à quelques centaines de mètres de la sortie de Domène, en direction de Chambéry, est obligé de ralentir. Un bouchon s’est formé, un amas compact de voitures qui avancent au pas, feux de détresse allumés. Au loin, sur la chaussée opposée, une épaisse fumée noirâtre s’élève en volutes hélicoïdales. Vincent hésite à sortir son deux tons, histoire de doubler tous ces imbéciles qui ralentissent, non pas poussés par le sentiment louable d’apporter leur aide à leurs prochains, mais plutôt animés par un voyeurisme des plus déplacés, les C.Q.R. Mais finalement, il se ravise, préférant prendre son mal en patience. Il a le temps, inutile d’en rajouter au stress ambiant. Bientôt, arrivé au niveau de l’objet de tant de curiosités malsaines, il découvre un accident aux terribles conséquences. Les secours sont déjà sur les lieux. Trois dépouilles, allongées sur le sol, recouvertes d’un simple linceul blanc, témoignent de la violence du choc. Une 206 bleue, défigurée par l’impact, gît près de la rambarde centrale. Dedans, un homme inconscient est emprisonné dans une toile métallique désordonnée : les restes de sa voiture écrasée. Est-il seulement évanoui ? Mort peut-être… Deux pompiers bataillent pour le désincarcérer de cette prison inhumaine. Quel chantier tout de même. Enfin, libéré de la macabre file d’attente, Vincent peut à nouveau accélérer, s’éloignant d’un triste accident aujourd’hui devenu fait divers. D’un dernier coup d’œil dans son rétroviseur, il observe les deux pompiers dégager le corps du pauvre malheureux. Terrible manière de finir tout de même… [1] C.Q.R : Terme utilisé par la police et les pompiers pour désigner les Cons Qui Regardent. La révélationUne pochette pas encore totalement finalisée.J'aime le noir, je sais, mais en fait, j'aimerais trouver une certaine cohérence dans mes pochettes ( et le noir c'est classe ).![]() Chevalier, mon amour, ma malédictionUn autre roman, fini lui aussi. Quelques corrections à apporter, mineures dans l'ensemble.En voiçi la couv, pas tout à fait finalisée. ![]() Un romand de fantasy, mais ou j'ai essayé ( comme de nombreux auteurs ) d'être un peu original, en évitant le syndrôme Tolkien ( orcs, trolls, nains et autres traditionnels bestioles forts sympathiques )... Juste un petit dragon, mais bon, pas longtemps et surtout, une histoire assez noire ( volontairement )...L'éternité pour moi : pensées noires 2La suite de Pensées Noires est en lecture chez Chloé des Lys...J'attends, c'est dur... La jaquette... susceptible de changer bien sûr... ![]() Pour ce roman, j'ai dû faire de nombreuses recherches historiques, ce qui, je dois le reconnaitre, est assez rare chez moi ( j'aime l'écriture rapide, nerveuse, ce qui ne me prive pas de nombreuses scéances de corrections par la suite, mais le premier jet doit fuser ). L'ombre du secretJ'ai fini la jaquette, la voiçi. Je l'aime bien![]() ![]() Le roman est fini et envoyé dès aujourd'hui chez Chloé des Lys... Une chasse à l'homme, sauf que l'homme en question n'est pas tout à fait... comme les autres. Une réflexion sur le pouvoir et ses nombreuses dérives... Pensées NoiresEt voilà, le premier de mes livres enfin édité. ( Premier livre, pas tout à fait, une trilogie Fantasy précède, inéditable, bref... ) J'en donne un petit aperçu. ![]() Présentation du livre Pauvre commissaire Chalion. Après son divorce, sa mutation forcée à Grenoble, le voilà plongé au coeur d'une sordide affaire de meurtres en série. Ses supérieurs exigent des résultats, rapides bien entendu... Mais voilà, très vite, l'enquête va prendre une tournure des plus inquiétante : un événement va bouleverser à tout jamais la vie du malheureux commissaire. Luc va devoir affronter l'étrange, l'inexplicable, le surnaturel ; seul comme toujours... Extrait Et maintenant, cette foutue affaire. Un piège à con dans lequel il allait rapidement s’enliser. Comment expliquer l’inexplicable ? Comment arrêter une folie qui se propageait au travers de simples citoyens, hors de tout soupçon ? Quel merdier… Et surtout, ce sombre souvenir, qui hantait chacune de ses nuits depuis 6 ans. Pierre, cette bleusaille, lui avait cruellement rappelé ce qu’il essayait tous les soirs de noyer dans une bouteille d’alcool. Encore un nouveau, pourquoi en avait-il hérité, pourtant ils avaient son dossier. « Allez, encore une pour la route. » Il sortit la dernière cigarette et jeta le paquet vide à terre. La nature, il s’en foutait. De toute manière, il espérait bien ne plus être là pour en voir la déchéance. Avec un peu de chance, la cigarette aura effectué le boulot qu’il n’avait pas le courage de faire lui-même, à moins que ce ne soit l’alcool. Il ouvrit la portière de sa voiture, s’y engouffra, ouvrant la fenêtre pour finir sa dernière cigarette, tranquillement. Le temps était frais, agréable en cette nuit de printemps. Une légère brise soufflait, soulevant l’humidité qui commençait à s’étioler dans les airs. Soudain, il sursauta. - N’ayez pas peur. Je ne veux qu’un peu de feu. C’était une jeune femme, assez belle, bien qu’un peu forte. Elle tenait une cigarette dans ses mains, éteinte, le sourire aux lèvres. Son rouge à lèvres un peu trop prononcé, sa tenue quelque peu légère, probable qu’il s’agisse d’une fille de la nuit. Luc se demanda ce qu’elle foutait dans ce quartier, plus habitué aux couples bien rangés qu’à ce genre de papillon nocturne. Bah, aucune importance, il avait bien d’autres chats à fouetter. - Pas de problème mademoiselle, répondit Luc laconique. Il tendit son briquet et l’alluma. La jeune femme tira quelques bouffées. Alors, éclairée par la petite flamme de son briquet, Luc vit… Il voulut hurler, il ne put… Lâcher son briquer, impossible… Il était tétanisé, cloué par la peur… Un visage monstrueux se dessina sous la peau fine de la jeune femme, des yeux sans iris, rouge sang, aucune lèvre, montrant une dentition rongée par le temps, tout comme le nez, découvrant une grande partie des os du crâne. La main de Luc trembla, pourtant il ne bougea toujours pas, terrorisé. Il ne croyait pas en Dieu, pourtant il aurait aimé pouvoir invoquer une quelconque puissance divine pour que ce cauchemar vivant cesse. Sa main glissa doucement vers son arme lorsque la jeune femme se releva. À nouveau, de son beau visage, elle sourit au commissaire. - Je vous remercie. Elle lui adressa un clin d’oeil avant de s’éloigner pour disparaître rapidement dans l’obscurité, laissant un commissaire dérouté, avec une étrange vérité comme seule compagne nocturne… Mes autres romans...Dans l'ordre d'écriture, voici un bilan des romans en cours d'écriture ( ou finalisés ) :
Je suis pas mal en retard sur les envois, sur la relecture aussi... Les refus se sont accumulés sur l'ombre du secret. Pour être honnête, le roman avez été envoyé aux grandes maisons d'éditions, aucune chance donc, pour un tas de raisons qu'un jour je prendrais le temps de détailler... Une expérience intéressante ( l'envoi aux grandes maisons d'éditions ) je pense, pour les auteurs en herbe... comme moi... |
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